Sandrine MARSAUD

                                                                       
    
    
    
       
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///    Dans le cadre de la Commémoration de la guerre de 14-18
///    La Communauté de Communes de Cazals – Salviac présente
                                                                                         
   
 
 
                    « La tranchée des baïonnettes, 100 ans après. »
 
 
///    Installation      ///    Verrière Atelier des Arques - Les Arques (Lot)
                                                                                                 
 
 
///    Mémoire et souvenir de la grande guerre.
///    Les hommes engloutis.
///    Les flots prêts à envahir la terre.
///    Le rappel du sang versé.
                                                L'horreur dans les tranchées.
 
 
« A LA MEMOIRE DES SOLDATS FRANÇAIS QUI DORMENT DEBOUT, LE FUSIL EN MAIN, EN CETTE TRANCHEE. LEURS FRERES D'AMERIQUE ».
 
Cette inscription, gravée sur le frontispice de la porte monumentale qui donne accès à la Tranchée des Baïonnettes, entretient aujourd'hui encore une légende en totale contradiction avec les faits historiques. La légende est mondialement connue : des soldats français auraient été enterrés vivants dans leur tranchée à la suite d'un bombardement. Ils s'apprêtaient, dit-on, à monter à l'assaut, fusil en main, baïonnette au canon. A la fin du bombardement, seules les baïonnettes émergeaient de la tranchée comblée. Ce récit, propre à faire vibrer la corde patriotique de la presse de l'après-guerre, ne manquait ni de romantisme, ni d'invraisemblance...
 
Les faits, quels sont-ils ? Du 10 au 12 juin 1916, les 3ème et 4ème compagnies du 137ème Régiment d'Infanterie sont en position dans le secteur du Ravin de la Dame. Les Allemands lancent une attaque dans leur direction - attaque précédée d'un violent bombardement qui cause de lourdes pertes dans le camp français. Lorsque les troupes allemandes investissent le secteur, elles trouvent de nombreux corps épars qu'elles rassemblent et ensevelissent dans la tranchée. Pour marquer l'emplacement de la fosse commune, des fusils sont plantés, crosse en l'air. A la fin de la guerre, cette " tranchée des fusils " (nom originel) ne manqua pas de surprendre les premiers visiteurs civils et militaires de haut rang qui ignoraient quasiment tout des faits. Ils s'empressèrent de concevoir une explication qui allait dans le sens d'un patriotisme exacerbé - vision passionnelle de la guerre que rejetaient cependant les combattants qui avaient, eux, connu la réalité du front. De là naquit le mythe de la Tranchée des Baïonnettes. Un riche mécène américain, G.F. Rand, finança la construction de l'imposant monument. Celui-ci fut inauguré le 8 décembre 1920 par le Président de la République française, Alexandre Millerand et l'ambassadeur des Etats-Unis, H. Wallace.
 
Il n'en demeure pas moins vrai qu'un grand nombre d'hommes furent ensevelis vivants durant toute la guerre, et particulièrement lors des explosions de mines.
 

Texte tiré du site internet du Mémorial de Verdun.
 
 
 
 
   
    
   
    
   
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